Diversion



Diversion


Dans mon antre chauffé au feu de bois coupé

Je ne vis que sur moi étonnamment pliée

Insensible au mouvement de ces êtres agités

Qui s'étonnent de ne voir que le bout de mes pieds

 

Serait-il qu'en ce jour je me sois détachée

De l'amour, de l'humain, de toute l'humanité

Que mes larmes ne soient que la fleur salée

D'un marais vieillissant qui aurait trop donné

 

Et si je m'étais infiniment échappée

Pour mieux voir, mieux entendre,  peut-être mieux juger

De la vie, de son sens, de ses nécessités

Un besoin impérieux de vouloir diverger.


mtd



Article ajouté le 2006-11-28 , consulté 424 fois

Commentaires


Vivi le 29/11/2006 à 09:38:10
Prendre un peu de recul ne peut être que bénéfique. Mais attention, le retour est parfois difficile !
Marie Christine le 29/11/2006 à 20:19:00
Bonsoir Martine et vous tous,

Très beau poème ou je retrouve une extrème sensibilité ainsi qu'une grande pudeur.
Merci de me faire partager ses instants
Très bonne soirée à vous tous
Marie Christine
JC bataille le 30/11/2006 à 15:30:36
La magie du feu.
lili le 01/12/2006 à 22:55:57
quelle douceur et pudeur dans ce joli poème, laisse une porte ouverte à ta coquille, car parfois une fois détaché des contraintes on plus trop envie d'y retourner vers la folie humaine
bonne soirée et bisous

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